Quels sont les taux des meilleurs comptes à terme ?

Face à la baisse du livret A qui passe à 1,50% par an en 2026, de nombreux épargnants cherchent des solutions plus rémunératrices pour faire fructifier leur capital. Les comptes à terme se positionnent comme une alternative séduisante, offrant des rendements garantis et une sécurité appréciable. Ces produits d'épargne bloquée attirent particulièrement ceux qui peuvent immobiliser leurs fonds pendant une période définie, en échange d'un taux d'intérêt fixé à l'avance. Le marché des comptes à terme connaît actuellement un regain d'intérêt, notamment grâce à la remontée des taux directeurs décidée par la Banque Centrale Européenne.

Panorama des taux actuels des comptes à terme en France

Le marché français des comptes à terme présente aujourd'hui une diversité d'offres avec des rendements qui varient généralement entre 2% et 4% bruts annuels en 2025 et début 2026. Cette fourchette reflète les stratégies commerciales différenciées des établissements bancaires et l'impact de la politique monétaire européenne. Les taux des meilleurs comptes à termes se situent actuellement dans le haut de cette fourchette, certaines banques proposant même des promotions temporaires pour attirer de nouveaux épargnants. La concurrence s'est intensifiée, particulièrement avec l'émergence d'acteurs digitalisés qui peuvent se permettre d'offrir des conditions plus avantageuses grâce à leur structure de coûts allégée.

Les établissements bancaires proposant les rendements les plus avantageux

Hamburg Commercial Bank se distingue particulièrement avec une offre très compétitive affichant des taux entre 2,40% et 2,85% selon la durée de placement choisie. Cette banque européenne propose notamment un taux de 2,85% sur une durée d'un an avec un versement minimum de 500 euros et un plafond de 85 000 euros. Monabanq adopte une stratégie différente avec son compte à terme progressif pouvant atteindre jusqu'à 3,40% voire 3,70% sur cinq ans, offrant ainsi une rémunération croissante année après année. Le Crédit Mutuel propose son Compte à Terme Tonic Croissance avec un système de taux progressif particulièrement attractif démarrant à 2,20% la première année pour culminer à 4,02% la cinquième année, générant un rendement annuel moyen brut de 3,00% sur l'ensemble de la période. Ce compte présente l'avantage d'un versement minimum accessible de seulement 150 euros sans limite de plafond supérieur.

Bank b affiche un taux fixe de 2,50% sur cinq ans, tandis que RiverBank cible spécifiquement les entreprises avec une offre à 2,70%. Parmi les banques digitales, Swaive propose des taux boostés temporairement jusqu'au 26 janvier 2026. Distingo Bank et Hello bank se positionnent également sur le segment avec des taux à 2,50%, tandis que Ramify offre une fourchette entre 2,20% et 2,70% selon les modalités choisies. BoursoBank propose quant à elle des taux oscillant entre 2,20% et 2,50%. Klarna affiche une fourchette comprise entre 2,28% et 2,74% selon les durées de placement. Sur le segment des placements courts, certains établissements proposent des taux attractifs même sur trois mois, comme l'offre à 2,29% avec un versement minimum d'un euro seulement et un plafond pouvant atteindre 500 000 euros.

Évolution des taux selon la durée de placement choisie

La durée de blocage constitue un facteur déterminant dans la rémunération proposée par les établissements bancaires. Les comptes à terme de courte durée, d'un à six mois, offrent généralement des taux légèrement inférieurs mais permettent une plus grande flexibilité. Sur des placements de trois mois, les taux peuvent varier entre 1,90% et 2,29% selon les établissements. Pour des durées d'un an, les rendements s'échelonnent typiquement entre 2,10% et 2,85%, cette fourchette reflétant la stratégie commerciale de chaque banque et leur besoin en liquidités.

Les placements à moyen terme, entre un et trois ans, présentent souvent un équilibre intéressant entre rémunération et immobilisation des fonds. Certaines banques proposent des taux fixes attractifs sur cette période, tandis que d'autres optent pour des mécanismes progressifs plus avantageux sur la durée. Les comptes à terme de longue durée, s'étalant sur cinq ans, peuvent offrir les rendements les plus élevés, notamment avec les formules progressives. Le Compte Tonic Croissance du Crédit Mutuel illustre parfaitement cette approche avec une évolution annuelle du taux passant de 2,20% à 2,50% la deuxième année, puis 2,90% la troisième, 3,40% la quatrième et enfin 4,02% la cinquième année. Cette structure progressive récompense la fidélité et l'engagement sur le long terme de l'épargnant. L'établissement offre également la possibilité de retraits à chaque échéance annuelle sans pénalité, ce qui représente une souplesse appréciable comparé aux comptes à terme traditionnels totalement bloqués.

Comment choisir le compte à terme le plus rentable pour son épargne

La sélection d'un compte à terme ne doit pas se limiter à la seule comparaison des taux d'intérêt affichés. Le taux de rendement actuariel permet une comparaison plus juste entre les différentes offres, notamment lorsque les modalités de versement des intérêts diffèrent. Certains comptes proposent un versement annuel des intérêts tandis que d'autres optent pour une capitalisation ou un versement unique à l'échéance. Le montant disponible pour le placement constitue également un critère important puisque les versements minimums varient considérablement, de un euro pour certaines offres jusqu'à 500 euros ou plus pour d'autres. Les plafonds de dépôt oscillent quant à eux entre 85 000 euros et 500 000 euros selon les établissements.

Critères de sélection au-delà du simple taux d'intérêt

La durée de blocage représente un élément crucial à considérer en fonction de son horizon de placement et de ses besoins potentiels en liquidités. Un compte à terme immobilise effectivement les fonds, et tout retrait anticipé entraîne généralement des pénalités significatives. Certains établissements appliquent une réduction du taux de rémunération, voire une annulation complète des intérêts en cas de retrait prématuré, notamment durant le premier mois. Cette contrainte de liquidité constitue le principal inconvénient des comptes à terme par rapport aux livrets bancaires qui permettent des retraits libres à tout moment.

La sécurité financière mérite également une attention particulière. Les dépôts sur comptes à terme bénéficient de la garantie du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution pour les établissements français, couvrant jusqu'à 100 000 euros par déposant et par établissement. Cette protection assure le capital garanti même en cas de faillite bancaire, un avantage considérable par rapport à d'autres placements plus risqués. La fiscalité impacte significativement le rendement net final. Les intérêts générés par un compte à terme sont soumis à la flat tax de 30%, composée du prélèvement forfaitaire unique de 12,8% et des prélèvements sociaux de 17,2%. L'épargnant peut néanmoins opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si celui-ci s'avère plus avantageux selon sa situation fiscale personnelle.

Les modalités de sortie et les conditions de renouvellement méritent également d'être examinées attentivement. Certains comptes à terme se renouvellent automatiquement à l'échéance si aucune demande de clôture n'est formulée, tandis que d'autres nécessitent une démarche active pour prolonger le placement. Le type de compte à terme choisi influence aussi le profil de rendement. Les comptes à terme classiques offrent un taux fixe pendant toute la durée, garantissant une prévisibilité totale. Les comptes progressifs comme ceux proposés par Monabanq ou le Crédit Mutuel augmentent leur rémunération chaque année, récompensant l'immobilisation prolongée. Les comptes à terme verts, comme ceux de Green Distingo Bank, ajoutent une dimension responsable en garantissant que les fonds collectés financent des projets à impact environnemental positif.

Simulation de gains selon différents montants et durées de placement

Pour illustrer concrètement les gains potentiels, prenons l'exemple d'un placement de 10 000 euros sur différentes durées. Sur un compte à terme d'un an rémunéré à 2,85%, l'épargnant percevrait 285 euros bruts d'intérêts, soit environ 200 euros nets après application de la flat tax de 30%. Ce rendement dépasse significativement celui du livret A qui générerait seulement 150 euros sur la même période avec son taux de 1,50%. Sur une durée de trois ans avec un taux fixe de 2,50%, le même capital de 10 000 euros produirait environ 750 euros bruts, soit 525 euros nets après fiscalité.

Les comptes à terme progressifs présentent une dynamique différente. Avec le Compte Tonic Croissance du Crédit Mutuel sur cinq ans, un placement de 10 000 euros générerait 220 euros la première année, 250 euros la deuxième, 290 euros la troisième, 340 euros la quatrième et 402 euros la cinquième année, pour un total brut de 1 502 euros avant fiscalité. Après application de la flat tax, le gain net s'élèverait à environ 1 051 euros, correspondant effectivement au rendement annuel moyen de 3,00% mis en avant par l'établissement. Pour des montants plus importants, les écarts deviennent naturellement plus significatifs. Un placement de 50 000 euros sur cinq ans au taux moyen de 3,00% générerait environ 7 500 euros bruts, soit 5 250 euros nets après fiscalité.

Ces simulations démontrent l'intérêt des comptes à terme pour valoriser une épargne de précaution dont on n'aura pas besoin à court terme. Toutefois, il convient de comparer ces rendements avec d'autres solutions d'épargne disponibles. Les fonds euros d'assurance-vie connaissent actuellement une hausse de leurs taux et peuvent se révéler plus avantageux que certains comptes à terme, avec l'avantage supplémentaire d'une fiscalité allégée après huit ans de détention. Les comptes-titres rémunérés, comme celui proposé par Interactive Brokers, offrent des taux de 1,66% en euros et 3,83% en dollars américains, avec une liquidité totale contrairement aux comptes à terme. Le crowdfunding constitue également une alternative pour les investisseurs acceptant davantage de risques, avec des rendements potentiels entre 5% et 10%, mais sans garantie du capital investi.

La diversification patrimoniale reste une stratégie judicieuse pour optimiser le couple rendement-risque de son épargne globale. Combiner un compte à terme pour sécuriser une partie de son capital avec des placements plus dynamiques comme une assurance-vie ou un portefeuille d'actions permet de bénéficier à la fois de stabilité et de potentiel de croissance. L'évolution future des taux des comptes à terme dépendra largement des décisions de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne et de la trajectoire de l'inflation dans la zone euro. Les tendances actuelles suggèrent une attractivité renforcée de ces produits grâce à la remontée des taux directeurs, ainsi qu'un essor des comptes à terme verts répondant aux préoccupations environnementales croissantes des épargnants. La digitalisation accrue du secteur bancaire devrait également continuer à favoriser l'émergence d'offres compétitives de la part d'établissements en ligne aux structures de coûts optimisées.

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